:: L'argus des voyages moyennement loin - archives du n°139





Un savoureux cocktail d'histoire, de culture et de traditions vous attend à chaque instant au sortir de la plage



   



A Saint-Pierre, ville martyre, les ruines rappellent depuis 1902 la tragédie de la montagne Pelée



   



La bénédiction de la nature martiniquaise se retrouve dans les saveurs et les couleurs des marchés de l'île







Domaine quasi exclusif des vieux pêcheurs martiniquais, le nord de l'île reste sauvage et authentique





MARTINIQUE

Un petit coin de France paradis
(voir aussi "Toutes les infos de votre voyage")

Petit morceau de France posé sous le soleil des tropiques, la Martinique resplendit de la lumière des Antilles et s’illumine des couleurs de ses fleurs et de sa végétation incomparables. Avec comme toile de fond les reflets turquoise de la mer des Caraïbes.

Si la nature constitue, à la Martinique, une véritable bénédiction, c’est bien entendu le littoral qui attire le plus les voyageurs en mal de soleil et les plages de l'île sont un vrai bonheur dont il devient vite difficile de se passer. Dans le domaine du farniente balnéaire, c’est le sud qui attire le plus de monde. A l’extrémité méridionale de la magnifique rade de Fort-de-France, le site des Trois-Ilets abrite de nombreux hôtels, restaurants et boutiques. Cette véritable Riviera des tropiques est donc largement plébiscitée par les vacanciers qui apprécient ici les plages de l’anse Mitan et de l’anse à l’Ane. Les amateurs de calme préfèrent parfois se rendre un peu plus loin, sur les plages de l’anse Dufour et de l’anse Noire. Toutes deux offrent un cadre tranquille et pittoresque avec leurs incontournables gommiers (barques de pêche traditionnelles) sagement posés sur le sable à côté des filets séchant au soleil. En progressant vers le sud, la côte souvent déserte serpente jusqu’à la plage du petit bourg des Anses-d’Arlets et ses délicieux restaurants de poissons.
En continuant plus loin votre balade, vous découvrirez, au détour d’un virage en épingle à cheveux, le rocher du Diamant, roc volcanique, massif et solitaire surgissant au loin dans la mer des Caraïbes. Face à lui, la belle plage du Diamant déroule un immense et élégant arc de sable fin bordé de cocotiers. Un véritable paradis balnéaire.
Passé le village de Sainte-Luce, on découvre, blottie au fond d’une ravissante baie en cul-de-sac, la marina du Marin, point de passage obligatoire pour se rendre sur les plages de l’extrême sud. Rendez-vous incontournable des plaisanciers, l’endroit est le principal port d’attache des navigateurs qui mettent les voiles vers Sainte-Lucie et les Grenadines. Vers l’est, la route continue en ondulant jusqu’à la péninsule de Sainte-Anne. La partie la plus méridionale de l’île, jouit d’un climat idéal pour profiter pleinement des plaisirs balnéaires. Un hasard heureux puisque c’est ici que se déploient les plages les plus fameuses de l’île. L’anse Caritan, les plages de Sainte-Anne et des Salines offrent au regard des panoramas dignes des clichés de rêve : eaux turquoise bordées de cocotiers et ourlées d’un sable blanc et fin. Sur la côte Atlantique plus sauvage, le littoral découpé d’où les plaisirs balnéaires sont loin d’être bannis. Il faut rejoindre l’îlet Chevalier, petit paradis tranquille posé à la pointe sud de la Martinique et accessible uniquement en bateau de pêcheur, ou les Fonds-Blancs qui forment en pleine mer d’incroyables baignoires naturelles peu profondes. La plus célèbre est la baignoire de Joséphine. On y barbote dans une eau chaude et cristalline arrivant à la taille, un verre de punch à la main. Passée la grande baie abritée de Tartane et ses deux plages majestueuses et abritées, on découvre la presqu’île de la Caravelle une splendide langue de terre vallonnée et festonnée de pointes et de baies abritant un parc régional. La route qui conduit toujours plus au nord permet de découvrir une Martinique de plus en plus sauvage et de plus en plus authentique. C’est le domaine des plages des pêcheurs qui de Basse Pointe à Grand Rivière font vivre la Martinique au rythme des traditions maritimes. La côte nord-ouest de la Martinique est naturellement dominée par l’omniprésence de la montagne Pelée qui dresse sa silhouette de volcan endormi au-dessus du paysage. D’un point de vue historique, c’est bien entendu à Saint-Pierre que se fait la rencontre avec le géant de lave qui ravagea la ville en 1902 ne laissant que deux survivant. De fameuses ruines témoignent toujours de cette tragédie qui demeure encore vivace dans les mémoires des martiniquais. Si la ville n’a jamais retrouvé sa splendeur d’antan, elle offre le visage animé d’une petite ville de province au dynamisme désuet mais hautement attachant. Qui plus est, la somptueuse baie de Saint-Pierre constitue à elle seule, une escale incontournable tant sa beauté graphique ne laisse personne indifférent.
Après Saint-Pierre, on découvre le Prêcheur, ville symbolique qui vit la première révolte des esclaves dans leur lutte pour l’abolition de l’esclavage. Au delà, la côte devient sauvage alternant les hautes falaises ourlées d’une végétation dense et les somptueuses plages de sable noir. Comme à l’anse Céron que l’on rejoint à travers une magnifique allée de hauts cocotiers. Comme à l’anse Couleuvre, tout au nord de l’île, un site dédié à la méditation. En continuant une vingtaine de minutes à pied par un sentier longeant les falaises, vous accéderez à l’anse à Voile, une autre plage de sable noir où vous êtes à peu prêt certain de vous trouvez seul au monde. Ici le coucher du soleil se vit presque en égoïste. Et c’est vraiment un pur moment de bonheur.

(voir aussi "Toutes les infos de votre voyage")